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France.gif Emma83
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Posté le 24/04/2013 15:18  
TROISIEME JOUR

Vendredi 19 avril 2013

A la reprise, la Présidente du Tribunal nous informe que tous les incidents sont remis au fond du dossier (c’est-à-dire qu’ils seront traités dans le cours du procès… ou pas). La veille, Maître RAVAZ a fait demande de remise des scellés. Comme elle l’a dit « c’est un procès qui concerne des prothèses et il n’y en a aucune ici ». Cette demande va être renvoyée à la fin de la matinée.

Les victimes, bien moins nombreuses que ce que l’on attendait en ce jour d’audition des prévenus, se sont installées aux emplacements réservés aux avocats – tout aussi peu nombreux. Elles se rapprochent ainsi des prévenus. Mais les forces de sécurité et policières les encadrent de près, de très près.

Pour les auditions des prévenus, il leur est demandé de faire mention de leur état civile, de leur situation professionnelle et de leur parcours jusqu’à leur arrivée dans la société POLY IMPLANT PROTHESE. Le premier à se prêter à l’exercice est Jean-Claude MAS.

Je ne vous ferai pas la narration par le détail de ce qui a été dit par les cinq prévenus. En revanche, je vous ferai part chaque fois que cela s’avèrera nécessaire d’informations ou de précisions que j’espère inédites.

Donc M. MAS...

Il se présente à la barre, assez détendu au vu des circonstances. Il n’a rien du vieux bonhomme fatigué que nous avons si souvent vu dans les médias. Non, il plutôt alerte pour ses 74 ans. Il n’a pas de problème de mémoire ou alors, si calculé que cela pourrait en être risible, si la situation n’était si dramatique.

Il a un parcours professionnel très varié. Même s’il n’a jamais été charcutier, il est passé d’entreprise en entreprise au fil de ses humeurs. Lorsqu’il travaillait à la Compagnie des Compteurs, il a décidé de quitter cette entreprise car les secrétaires gagnaient mieux leur vie que lui. Alors que lui-même est tout à fait capable de taper du courrier…

Après un passage par les assurances-vie, et oui, cela ne s’invente pas, il est devenu visiteur médical. Son dernier employeur ne l’a pas licencié à cause de ses résultats mais parce qu’il ne savait pas faire les rapports. Bien qu’il soit tout à fait capable de taper des courriers (voir paragraphe précédent), là, il ne sait pas faire des rapports… Cela me semble intéressant au vu du contexte, non ?

Il intègre une société, la MAP, dirigée par le Docteur ARION. C’est là qu’il rencontre Mme LUCCIARDI, sa compagne et la mère de ses deux enfants. Etonnamment, ici, il se souvient qu’il a une compagne et des enfants. Pourtant il fut un temps où il ne savait même pas si les enfants de Mme LUCCIARDI portaient son nom ou pas. A cette même époque, il ne semblait pas savoir ce que le mot « couple » signifiait. Mais ici, dans ce tribunal, il est donc capable de parler de sa famille.





A propos de sa compagne, il a des propos tout à fait charmants. Il rappelle qu’elle n’a rien à voir dans la société PIP ni de près, ni de loin. Sauf erreur de ma part, il me semble qu’elle est la gérante de la SCI LUCAS qui est le bailleur des locaux de la société PIP. De plus, il en dit aussi qu’elle n’a pas les compétences pour élaborer des produits de remplissage. Certes, mais elle a quand même quelques compétences puisqu’elle a déposé au moins un brevet concernant des prothèses mammaires. Alors que lui, non.



Bref après avoir sauvé la MAP, il crée PIP. Juste un détail : le Docteur ARION est décédé accidentellement… Peut-être le premier d’une liste relativement longue de disparitions tragiques…

Pendant un long, très long moment, il nous expose la vie de la société POLY IMPLANT PROTHESE. Bien évidemment, il est fier de son parcours. Il est fier de ses inventions en matière de gel de remplissage et autres produits fabriqués par sa société. Pourtant tout n’est pas si rose que cela, les soucis financiers se succèdent et les déconvenues avec les Etats-Unis aussi.

Il en vient à morceler son entreprise pour faire rentrer de l’argent frais. C’est ainsi que de multiples holdings et autres sociétés financières prennent place dans l’organigramme de cette entreprise pour le moins atypique. Il perd sa place de dirigeant au profit de celle de Président du Conseil de Surveillance. Il en est suffisamment chagriné pour bouder la société PIP et s’en éloigner.

Il n’est donc plus responsable de ce qui se déroule au sein de l’entreprise. Lui, assume ses créations qui, selon ses dires, sont les meilleurs du marché, bien meilleurs que les produits homologués. Alors pourquoi ne les avoir pas homologués direz-vous ? C’était bien trop cher et surtout il est tellement sûr de lui qu’il a pensé pouvoir se dispenser de cela. A ce propos, il s’excuse du mal qui a été fait aux porteuses de ses implants. Ce n’est pas lui qui est dangereux mais la médiatisation qui a été faite et la peur qui a été insufflée par les médias et les institutionnels sur la dangerosité potentielle des prothèses PIP. Selon lui, nous n’avons rien à craindre si ce n’est de la part des instances qui préconisent le retrait de ces prothèses.

Pour ce qui concerne justement la dangerosité, il affirme que les salariés qui se sont insurgés contre ses méthodes n’étaient pas équipés (intellectuellement) pour comprendre tout ce qui était fait dans l’entreprise. A bien l’écouter, il est facile de se rendre compte de son mépris pour l’humanité tout entière. Nul ne trouve grâce à ses yeux, ni les hommes qui ont travaillé avec lui, ni les femmes (de façon générale), ni même son entourage familial. Il n’y a que lui ! D’ailleurs, le « je » prédomine dans tout son discours. Il fait de l’humour qui n’amuse que lui. Il se congratule lui-même de ses réussites et renvoie sur les autres les raisons de ses échecs.

Quant à ses enfants, ils n’ont jamais travaillé dans l’entreprise, ils y ont fait des stages… Ce doit être sûrement pour cela que le fils a créé une SA (FIT France IMPLANT TECHNOLOGIE) afin de commercialiser… des prothèses. Pour rappel : c’est grâce au MDFPIP que cette société n’a pas pu se développer. En effet, nous avons communiqué des documents la concernant et cette médiatisation a donné un coup d’arrêt aux velléités de développement de cette société. Elle existe toujours mais aujourd’hui elle a changé de nom – elle s’appelle désormais SMALL – et d’objet social – exploitation d’un fond de commerce de restauration traditionnelle. Cela ne s’invente pas. On reste dans la cuisine…







Il voulait être formulateur… C’est-à-dire celui qui élabore les formules… Avec ses accointances avec l’Amérique du Sud, nous pourrions nous poser la question du type de formule qu’il aurait pu vouloir créer…

Magnanime, il nous dit qu’il ne peut pas se permettre le luxe d’avoir de la haine envers ceux qui l’ont dénoncé.

Il est interrogé par plusieurs avocats dont celui de TUV RHEINLAND qui demande s’il a bien trompé l’organisme notifié et s’il l’a fait sciemment. Cette question sera systématiquement posée à tous les prévenus par ce même avocat. Il fait bien inscrire dans les minutes du procès que son client a été trompé… On se demande pourquoi ?

M. MAS est moins prolixe quand il s’agit d’argent. Il ne comprend pas forcément ce qu’on lui demande. Il est passé de 30 000€ à 5 000€ mensuels en jetons de présence, juste pour être le Président du Conseil de Surveillance. Sans plus n’avoir aucune responsabilité dans l’entreprise (à ce qu’il dit). C’est plutôt bien payé.

Quand on lui demande s’il s’est déplacé dans différents pays d’Amérique du Sud, il répond que oui. Il complète même « dans d’autres pays »… Il a été un grand voyageur, cet homme. Et puis il s’en retourne dans le box des prévenus…

Fin de la première partie

Murielle AJELLO
Présidente du MDFPIP

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Edité par Emma83 le 24/04/2013 19:18
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Posté le 24/04/2013 19:15  
TROISIEME JOUR : 2ème partie

C’est ensuite le tour de M. COUTY. Cet homme présente bien, il parle calmement et avec une certaine assurance. C’est un financier. Il ne se réfère qu’aux chiffres. Dans l’évocation de son parcours professionnel, il fait référence à ses années de service dans les… casinos (pas les supermarchés mais les lieux de jeux d’argent). C’est un spécialiste des augmentations de capital.


Photo AFP

A son arrivée dans la société PIP, il a remanié la gestion financière de celle-ci. C’est à ce moment-là que l’on voit apparaître de nouveaux « partenaires » dans la vie financière de la société PIP : HERITAGE WORLDWIDE, INC.,
MILO FINANCE SA, etc, …






Image provenant du site :
Site Officiel non Officiel de La Seyne

Il recrute plusieurs personnes. Pour information, parmi ces personnes, il est à déplorer des décès. Décidément, le contact prolongé avec la société PIP peut nuire gravement à la santé.

M. COUTY n’avait pas conscience de la dangerosité de ce qui se passait dans l’entreprise. Cela ne relevait que d’un problème de règlementation, rien d’aussi grave qu’un faux bilan… Il précise que de part les problèmes rencontrés par la société, à savoir les procès dans les pays anglo-saxons et non pas des class action, il a fallu trouver des solutions financières pour palier aux fortes indemnisations/condamnations.

Le défenseur du TUV RHEINLAND demande à M. COUTY s’il a reconnu les faits d’escroquerie à l’encontre de son client. Réponse à la question : oui. Il reconnait, de façon assez explicite, qu’il y a eu tromperie mais réfute le caractère « aggravée » de cette tromperie dans la mesure où il n’a pas eu conscience de la dangerosité des produits et qu’il n’y a pas de preuve de causalité dans les cancers.

Pour ce point, nous pouvons nous référer à l’INCa (Institut National du Cancer) qui a été saisi le 5 décembre 2011 par le Ministre du travail, de l’emploi et de la santé pour constituer un groupe de travail afin de formuler des propositions de conduite à tenir chez les femmes porteuses de prothèses mammaires PIP en gel de silicone. L’INCa a réuni dans ce but un groupe d’experts le 22 décembre 2011 auquel il a demandé de formuler un avis médical et scientifique, au regard des risques de cancer et des données actuellement à sa disposition. L’INCa a rendu son rapport le 22 décembre… 2011 en l’espèce une « Propositions de conduite à tenir pour les femmes porteuses de prothèses mammaires PIP : avis d’experts - Coordonné par l’Institut national du cancer (INCa) ». Voici une enquête rondement menée : 17 jours pour décider qu’il n’y a pas de lien, pas de risque accru et pas quoi s’affoler…







Murielle AJELLO
Présidente du MDFPIP

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